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Le ministre des affaires étrangères rencontre le corps diplomatique et consulaire accrédité au Burundi

Diplomatie
: publié Jeudi, le 09/12/2021 par BIGIRIMANA Raphaël

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Le ministre des affaires étrangères et de la coopération au développement Albert Shingiro a rencontré jeudi 09 décembre 2021, dans un briefing d’échanges sur les questions d’intérêt commun, le corps diplomatique et consulaire ainsi que les représentants des organisations internationales et régionales œuvrant au Burundi.

Le ministre Albert Shingiro a rappelé que le Gouvernement du Burundi a mis en place 6 priorités absolues à tenir en considération pour l’année 2021. Il s’agit de la bonne gouvernance, la santé publique, le développement du secteur de l’agriculture et de l’élevage, l’emploi des jeunes, le rapatriement des réfugiés et la prise en charge des personnes retraitées.

Concernant la bonne gouvernance, le ministre Albert Shingiro a indiqué que c’est l’une des priorités du gouvernement qui passe par l’éradication de la pratique de corruption, le détournement des fonds publics, la mauvaise gestion des biens de l’Etat etc.

A cet égard, le ministre en charge des affaires étrangères a souligné que les mécanismes de dénonciations directes à travers les boites à suggestions et d’autres mécanismes comme l’amélioration du cadre légal, la stratégie nationale de la bonne gouvernance ont été mis en place pour faire face à ce fléau.En outre, le Gouvernement a renforcé les institutions de contrôle et d’investigation, la cour des comptes et l’inspection générale de l’Etat et a mis en place la chambre anti corruption au sein des tribunaux de grande instance et l’unité anti corruption au sein de la police judiciaire, a-t-il poursuivi. Tout ce dispositif contribue sensiblement à consolider la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance et c’est un combat en cours, a martelé le ministre Albert Shingiro.

En matière des droits humains, le ministre en charge des relations extérieures a rappelé aux participants que le Burundi dispose des mécanismes nationaux et internationaux efficaces et efficients. Il a cité entre autres la CNIDH, l’observatoire national pour l’éradication du génocide, le conseil national de l’unité et de la réconciliation et l’institution de l’Ombudsman.

Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des principes internationaux et de protection des droits humains, le Burundi estime selon Albert Shingiro, que la meilleure voie passe par la coopération, le dialogue, l’assistance technique et le renforcement des capacités des mécanismes nationaux œuvrant dans ce domaine.

Selon lui, le principe de non politisation, de non sélectivité, de l’objectivité, de l’universalité des droits humains et le rejet de deux poids deux mesures sont les seuls principes à mettre en avant dans la protection et la promotion des droits humains.

Au chapitre de la liberté d’opinion, le ministre en charge des affaires étrangères a mentionné que le conseil national de la communication CNC a agréé depuis 2020, 10 agences de communication, 10 journaux en lignes, 4 chaînes de radio, 4 chaînes de radio communautaires, un journal périodique et un studio de production.

Il a en outre souligné que les dossiers de demande d’autorisations et d’exploitations d’autres organes de presse sont sous analyse et le dialogue continue entre le CNC et les représentants des médias sous sanctions en vue de leur réouverture.

Dans le secteur de la santé, le Gouvernement du Burundi continue à lutter contre la pandémie de Covid-19 et à d’autres maladies dévastatrices comme la malaria, la tuberculose et le VIH/SIDA.

S’agissant de la COVID-19, le Burundi a instauré la campagne de dépistage massif, la recherche des cas contacts, la prise en charge des cas positifs et la sensibilisation au respect des mesures sanitaires en vigueur etc. Le ministre Albert Shingiro a rappelé que les premiers vaccins sont arrivés au Burundi le 14 octobre 2021, d’autres suivent progressivement et la prise des doses de vaccin se fait au Burundi sur une base volontaire, a indiqué le ministre des affaires étrangères.

Rappelant aussi que le taux de positivité est de 2% depuis l’apparition de la COVID-19, il a précisé que cette pandémie ne peut être atténuée voire anéantie que par une action collective, solidaire, durable de tout les pays du monde sans exception aucune. Le Burundi comme la plupart d’autres pays a besoin de la solidarité interne pour faire face à cette grave menace sanitaire pour la relance de son développement socio-économique, a souligné Albert Shingiro.

Le ministre a aussi parlé des avancées en matière de l’agriculture et de l’élevage ainsi que des activités en rapport avec l’autonomisation des jeunes. Concernant le rapatriement des refugiés burundais, il a indiqué que suite à la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays, les citoyens rentrent massivement y compris les acteurs politiques. Plus de 60 mille refugiés sont rentrés volontairement au pays soit une augmentation de 126% par rapport aux refugiés rentrés en 2020 où 26.868 personnes ont regagné le bercail. Le souhait du gouvernement est que l’an 2022 soit une année de retour au pays natal de tous les compatriotes en exil, a précisé le ministre Albert Shingiro.

A part les priorités absolues du gouvernement, le ministre des affaires étrangères et de la coopération au développement a cité d’autres axes d’importance capitale pour le Burundi, notamment la protection de l’environnement, la collaboration de la société civile avec les partis politiques, les organisations non gouvernementales, le climat des affaires, des investissements et de la coopération internationale.

Dans le domaine du climat des affaires, le ministre Albert Shingiro a précisé que le Gouvernement du Burundi est entrain de mettre en œuvre différentes activités dont la formation sur le business, le coaching des femmes entrepreneurs, les suivi de l’opérationnalisation de la zone spéciale , la conception des réformes pour l’amélioration du climat des affaires, l’appui et l’assistance multiforme aux investisseurs, la structuration et la consolidation du dialogue constructif entre les partenaires techniques et financiers , entre le Gouvernement et les ministères sectoriels ainsi que le renforcement de l’intégration économique régionale notamment au sein de la région etc.

La récente décision du gouvernement du Burundi sur le paiement et l’obtention du visa à l’aéroport Melchior Ndadaye de Bujumbura pour les voyageurs ayant les documents requis rentre aussi dans le cadre de l’ouverture du Burundi au monde, a souligné le ministre en charge des affaires étrangères.

Sur le plan de la coopération internationale et régionale, le ministre Albert Shingiro a salué la levée des mesures de mise sous observation et de suspension de la coopération multilatérale par l’organisation internationale de la francophonie qui a reconnu les multiples avancées du Burundi en matière de consolidation de la paix , de la sécurité et de la démocratie dans le pays.

Dans ce même ordre d’idées, le ministre a salué les décisions du conseil de sécurité des Nations Unies et du conseil de sécurité de l’Union Africaine de retirer le Burundi sur leur agenda politique. Il n’a pas manqué de saluer aussi la récente décision du Président américain Joe Biden de lever l’état d’urgence concernant la situation du Burundi et la fin des sanctions ciblées contre certaines personnalités burundaises.

Il a en outre profité de cette occasion pour inviter l’union européenne en tant que partenaire historique et important du Burundi à emboiter le pas aux Etats Unis d’Amérique et aux autres partenaires pour finaliser le processus en cours de la levée des sanctions.

Pour le ministre en charge des affaires étrangères, au niveau de la nouvelle stratégie de la politique du gouvernement, le Burundi a adopté la diplomatie économique, business diplomatic comme mode d’action diplomatique. Il a expliqué que celle-ci est basée sur 5pilliers à savoir : l’attrait des investissements étrangers, le transfert des technologies, la promotion du tourisme, l’industrialisation progressive du pays ainsi que le développement des infrastructures, base de la transformation structurelle de l’économie burundaise etc.

Il a aussi rappelé qu’en 2022, au Burundi il y aura un recensement général de la population, de l’agriculture et de l’élevage dont l’objectif vise à contribuer à la connaissance de la population du Burundi, de son évolution prévisible et de mettre à la disposition des utilisateurs notamment les pouvoirs publics des indicateurs fiables mis à jour. Il a invité tout un chacun a apporté sa contribution pour la réussite de cette activité dont le coût est estimé à 52 milliards de Fbu.

Concernant les interventions de différents participants, le ministre Albert Shingiro a salué les messages de condoléances par rapport aux décès survenus à la prison centrale de Gitega après l’incendie qui s’est déclarée dans cette maison de détention. S’agissant de la nouvelle politique de bon voisinage, le ministre Albert shingiro a indiqué que le Burundi met l’accent sur le bon voisinage avec tous les pays. Selon lui, un voisin peut être bon ou moins bon, « nous n’avons pas de mauvais voisin », a souligné le ministre. Pour le cas du Rwanda, le ministre Albert Shingiro témoigne que les gestes positives qui ne trompent pas sont là pour normaliser les relations diplomatiques. Il ne reste que la remise au Burundi des putschistes qui sont sur le territoire rwandais, sinon toutes les étapes ont été franchies, a indiqué le ministre en charge des affaires étrangères.


Concernant les droits humains et les mécanismes spéciaux en matière de promotion des droits humains, le ministre Albert Shingiro a indiqué que c’est l’idéale à atteindre. Les uns sont avancés, les autres le sont moins, et d’autres sont en arrière. D’où, le Burundi compte mettre en avant la coopération et le renforcement de capacités ainsi que le dialogue en termes de la protection des droits humains.

Pour les mécanismes spéciaux, le ministre a été clair, le rapporteur spécial n’aura pas la possibilité de visiter le Burundi, car, sa mise en place a été un forcing malgré le rejet total du groupe africain, certains pays ont forcé la création de ce mécanisme spécial, a-t-il précisé. Toutefois, le Burundi reste ouvert pour la coopération avec le siège à Genève et le démembrement du haut commissaire aux droits de l’homme basé à Yaoundé, à travers la CNIDH etc.



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