La rentrée de l’année judiciaire 2026-2027 placée sous le signe d’une justice proche des citoyens

09/09/2026 07:05 Publié par Aline NIYONIZEYE



La rentrée de l’année judiciaire 2026-2027 placée sous le signe d’une justice proche des citoyens
Rentrée judiciaire 2026-2027 au Burundi

Photo : Aline Niyonizeye

Le  mardi 8 septembre 2026 à Bujumbura, le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a procédé à l’ouverture de l’année judiciaire 2026-2027, organisée par la Cour suprême. La cérémonie s’est déroulée sous le thème : « Une justice proche des citoyens, des décisions justes et rendues dans les meilleurs délais, constituent l’une des voies qui nous conduisent vers la Vision nationale 2040-2060».

Dans son intervention, la Procureure générale de la République du Burundi, Rose Nkorerimana, a indiqué que le Ministère public s’est fixé comme objectif de réduire le nombre de personnes détenues dans les différentes prisons du pays, estimant que la surpopulation carcérale constitue une charge pour l’État.

Elle a ainsi appelé les magistrats du parquet et les responsables de la police judiciaire à veiller au strict respect des dispositions légales avant toute décision de placement en détention. Selon elle, les détentions injustifiées entraînent des dépenses supplémentaires pour l’État, notamment en matière d’alimentation et de soins médicaux des détenus.

Renforcer les capacités des acteurs judiciaires

La Procureure Générale Rose Nkorerimana a également demandé au Gouvernement et aux partenaires du secteur de la justice de soutenir la formation continue des magistrats et des responsables de la police judiciaire, notamment dans les domaines liés aux techniques d’enquête adaptées aux réalités et aux défis actuels.

De son côté, le Président de la Cour suprême, Gamaliel Nkurunziza, a appelé les citoyens à abandonner la tendance à contester systématiquement les décisions rendues par les juridictions.

Il a déploré le fait que certaines personnes introduisent des recours successifs devant les différentes instances judiciaires, alors qu’elles savent parfois qu’elles ne disposent pas d’arguments solides. Ces pratiques, a-t-il souligné, font perdre aux justiciables du temps et des ressources qui pourraient plutôt être consacrés aux activités de développement.

Le Président de la Cour suprême a également interpellé certains avocats accusés de ne pas suffisamment conseiller leurs clients. Il leur a reproché, dans certains cas, d’encourager l’introduction de procès qui auraient pu être évités grâce au dialogue et au conseil juridique.

Le Président de la Cour Suprême Gamaliel Nkurunziza les a exhortés à exercer leur profession dans le strict respect des lois, des règlements ainsi que des valeurs et traditions du pays, afin de contribuer à une justice efficace et rendue dans des délais raisonnables.

La justice, un pilier de l’État de droit

Dans son allocution, le Président de la République, Évariste Ndayishimiye, a rappelé que la justice constitue un pilier essentiel sur lequel le Burundi doit bâtir un État respectueux des lois, dans lequel chaque citoyen voit ses droits et ses biens protégés.

Il a invité les acteurs judiciaires à prendre conscience du caractère particulier de leur mission. Selon lui, exercer dans le domaine de la justice ne doit pas être considéré comme un simple emploi, mais comme une mission et une responsabilité qui exigent dévouement et intégrité.

Le Chef de l’État a notamment appelé les magistrats à faire preuve d’humanisme et à éviter toute forme de corruption. Il a souligné que la corruption aveugle et peut conduire à des décisions injustes.

A la clôture de la cérémonie, le Président de la République a décerné des distinctions honorifiques à des magistrats, procureurs, greffiers et secrétaires ayant fait preuve d’un engagement remarquable dans l’exercice de leurs fonctions.

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