Le mardi 25 août 2026, à Bujumbura, le ministre des Finances, Alain Ndikumana, a procédé à l’ouverture de la troisième édition de la Semaine de la commande publique au Burundi. Cet événement réunit des experts de la commande publique venus de différents pays, qui échangent sur leurs expériences, leurs connaissances et les meilleures pratiques dans ce domaine.
Organisée par l’organe chargé l'autorité de régulation de la commande publique, cette édition est placée sous le thème : « Nouvelles procédures et nouvelles typologies de la commande publique : évolution de la régulation à l’ère de dématérialisation».
Vers une commande publique digitalisée
Selon le directeur général de l’autorité de la régulation de la commande publique, Jean-Claude Nduwimana, plusieurs défis restent à relever dans le secteur de la commande publique afin de garantir la transparence et de contribuer à la mise en œuvre efficace des programmes du Gouvernement ainsi qu’à la réalisation de la Vision du pays.Dans cette perspective, un programme national visant à promouvoir le recours aux technologies numériques dans les procédures de la commande publique était actuellement en cours de préparation. Selon lui, cette transformation devrait notamment contribuer à lutter contre la corruption et les pratiques de favoritisme dans ce secteur.
Des résultats au bénéfice des citoyens
Le Ministre des Finances, du Budget et de l’Économie Numérique, Alain Ndikumana a également souligné que l’objectif principal de la commande publique doit être de permettre aux citoyens de bénéficier concrètement des résultats des projets réalisés par l’État. Il a notamment cité les infrastructures routières, les médicaments et les autres biens et services nécessaires à la population.
Le Ministre a appelé à réduire les délais inutiles dans la passation des marchés, à mieux préparer les procédures et à faciliter l’accès des entreprises aux opportunités de la commande publique, notamment les PME. Il a cependant souligné que la recherche de rapidité doit aller de pair avec le respect de la transparence, de la concurrence et de la qualité.
A noter que certains pays africains, notamment le Maroc, ont déjà réalisé des avancées importantes grâce à la digitalisation de la commande publique. Ces expériences pourraient servir de référence au Burundi dans la mise en œuvre du premier pilier de sa Vision, notamment en matière de bonne gouvernance, de gestion transparente et efficace des ressources publiques.