Le 07 août 2026, l’Ambassade de Chine au Burundi a organisé une visite de terrain sur la colline Ninga IV dans la zone de Buringa en Commune Mpanda, avant de poursuivre la visite sur le chantier de réhabilitation de l’Aéroport international Melchior Ndadaye de Bujumbura. L’objectif était de constater concrètement l’impact des projets soutenus par la Chine sur la vie socio-économique des populations bénéficiaires, notamment dans les secteurs de l’agriculture et des infrastructures.
Les bénéficiaires du projet agricole chinois de production du riz saluent les résultats obtenus grâce aux nouvelles techniques agricoles, qu’ils jugent nettement plus performantes que les pratiques traditionnelles. Jean-Claude Nizigama, l’un des bénéficiaires, témoigne notamment d’une importante réduction de la quantité de semences utilisées. Selon lui, la culture traditionnelle du riz nécessitait entre 120 et 130 kilogrammes de semences par hectare, contre environ 30 kilogrammes avec la nouvelle technique. Le rendement est également passé d’environ 2,5 tonnes à 8, voire 10 tonnes par hectare.
Concernant le riz hybride, les bénéficiaires déclarent avoir obtenu une production de plus de 8 tonnes par hectare avec seulement 15 à 16 kilogrammes de semences. Pour Athanase, cette nouvelle technique agricole est particulièrement rentable. Les revenus tirés de la production ont permis à plusieurs bénéficiaires de concrétiser différents projets, notamment la construction de maisons en dur et le développement de l’élevage.
Des récoltes qui changent des vies
Evrard Ndayikeje, un des bénéficiaires du projet chinois de multiplication du riz
Evrard Ndayikeje témoigne lui aussi de l’impact du projet sur sa vie. Il affirme avoir pu construire une habitation plus décente grâce aux revenus générés par ses activités agricoles. Il souligne également l’accompagnement assuré par les techniciens chinois, qui accompagnent les bénéficiaires directement sur le terrain, du début à la fin du processus agricole. « Nos grands-pères n’ont jamais produit comme nous le faisons aujourd’hui », estime-t-il, soulignant que les réalisations des bénéficiaires témoignent clairement des progrès enregistrés.
Depuis 2016, le projet a également favorisé le développement de l’élevage. Le son de riz est notamment valorisé dans l’alimentation du bétail. Pour Evrard Ndayikeje, le projet a aussi contribué à un changement de mentalité, en encourageant les bénéficiaires à investir les revenus issus de leur production dans des projets utiles plutôt que de les gaspiller. Il salue ainsi cette initiative, qu’il considère comme le fruit d’une collaboration visionnaire entre le Burundi et la Chine.
L'aéroport International Melchior Ndadaye en pleine transformation
La délégation s’est ensuite rendue sur le chantier de réhabilitation de l’Aéroport international Melchior Ndadaye. L’équipe technique a présenté à l’Ambassadeur de Chine au Burundi, Zhu Kewei, ainsi qu’aux médias, l’état d’avancement des travaux entamés en 2024 et dont l’achèvement est prévu en 2028.
À l’issue de la visite, l’Ambassadeur Zhu Kewei a souligné les changements constatés aussi bien à Ninga IV que sur le chantier de l’aéroport. Elle a affirmé que l’assistance chinoise au Burundi se traduit par des réalisations concrètes, témoignant de l’attachement des deux pays à leur coopération.
Elle a également rappelé que ces réalisations s’inscrivent dans l’Initiative pour le développement mondial (GDI) de la Chine, qui vise à promouvoir un développement inclusif et à ne laisser personne de côté. Cette initiative met notamment l’accent sur l’innovation, le numérique, le transfert de technologies et le renforcement des capacités des pays en développement.
À noter que les travaux de réhabilitation de l’Aéroport international Melchior Ndadaye ont été réalisés sans aucune perturbation des activités aéronautiques.