Réunis à Bujumbura ce 5 août 2026, les représentants de 17 États membres de l'Union africaine, des experts ainsi que des jeunes entrepreneurs poursuivent les travaux de la 11ᵉ Conférence de haut niveau sur l'agriculture en Afrique. Cette rencontre vise à promouvoir une agriculture et un élevage plus performants, à encourager l'entrepreneuriat des jeunes et des femmes et à renforcer l'exploitation des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) afin d'accélérer le développement économique du continent.
Au cours des échanges, les participants ont mis en avant le rôle stratégique de l'agriculture et de l'élevage dans la transformation économique du continent. Les intervenants ont souligné que le Burundi dispose d'importants atouts, notamment des terres fertiles, pouvant favoriser une augmentation durable de la production agricole et contribuer à la sécurité alimentaire ainsi qu'à la création d'emplois.
Jean Marie Vianney Ndoricimpaye, chargé des projets au sein du PAEEJ, a indiqué que cette conférence constitue un appel à la prise de conscience de la jeunesse africaine. Il a relevé que l'agriculture et l'élevage sont encore trop souvent perçus comme des activités réservées aux personnes peu instruites, alors qu'ils représentent aujourd'hui de véritables secteurs d'investissement et de création de richesses. Il a invité particulièrement les jeunes et les femmes à développer des projets innovants dans ces domaines.
Saisir les opportunités africaines
Selon Jean Marie Vianney Ndoricimpaye, la jeunesse burundaise bénéficie actuellement d'un contexte favorable, marqué notamment par la présidence de l'Union africaine assurée par le Chef de l'Etat burundais. Il a également encouragé le pays à exploiter pleinement les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), afin de faciliter l'accès des produits agricoles burundais aux marchés du continent.
Sandra Elysée Gahimbare, jeune entrepreneure, a salué la tenue de cette conférence, estimant qu'elle permet aux jeunes de mieux connaître les mécanismes juridiques et les dispositifs de protection qui facilitent la commercialisation de leurs produits au-delà des frontières nationales. Selon elle, une meilleure maîtrise de ces instruments favorisera l'intégration des jeunes entrepreneurs aux marchés africains.