La retraite stratégique organisée par le ministère de la Santé publique s’est poursuivie ce 23 juin 2026 à Gitega, capitale politique du Burundi. Cette rencontre, qui réunit les responsables du secteur de la santé, vise à évaluer les performances du ministère, à analyser les réalisations enregistrées et à identifier les défis à relever afin d’améliorer davantage les services de santé.
Selon le ministre de la Santé publique, Fidèle Nkezabahizi, cette retraite intervient à un moment crucial où le ministère s’apprête à clôturer l’exercice budgétaire en cours. Il a indiqué que cette rencontre constitue une occasion de passer en revue les succès enregistrés, de réfléchir aux moyens de les consolider et d’examiner les insuffisances constatées afin d’y apporter des solutions appropriées.
Le ministre a également souligné que les participants examinent de nouvelles stratégies de mobilisation des ressources destinées à soutenir le système de santé. L’objectif est de permettre à chaque citoyen d’accéder à une carte d’assurance maladie et de bénéficier ainsi plus facilement des soins de santé.
Par ailleurs, M. Nkezabahizi a rappelé que le Burundi a récemment mis en place une nouvelle organisation administrative des provinces, une réforme qui impacte l’ensemble des secteurs d’activité du pays. Le secteur de la santé, a-t-il précisé, s’adapte lui aussi à cette nouvelle configuration administrative afin d’assurer une meilleure efficacité dans la gestion et la prestation des services.
Intervenant sur cette question, Rosine Kaneza, juriste au ministère de la Santé publique, a insisté sur l’importance pour chaque acteur de bien connaître l’étendue de ses responsabilités. Elle a notamment expliqué que les responsables des départements communaux de la santé ne font pas partie des équipes opérationnelles des districts sanitaires, mais exercent plutôt un rôle de coordination. Toutefois, elle a souligné la nécessité d’une collaboration étroite entre les coordinateurs et les équipes opérationnelles, leurs missions étant complémentaires.
De son côté, la représentante de l’UNICEF au Burundi, France Bégin, a salué la tenue de cette retraite dans un contexte marqué par des avancées significatives du Burundi dans le domaine de la santé. Elle a particulièrement félicité le pays pour les progrès accomplis dans la prévention des maladies épidémiques et la lutte contre les pandémies. Elle a également mis en avant les résultats encourageants obtenus dans les programmes en faveur de l’enfance ainsi que les avancées réalisées dans le domaine de la digitalisation et de l’innovation technologique au sein du ministère de la Santé publique.
Cette deuxième journée de la retraite a ainsi permis aux participants de poursuivre les réflexions sur les réformes en cours et sur les stratégies à mettre en œuvre pour renforcer davantage le système de santé burundais, en cohérence avec les ambitions de développement du pays.