Le Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a procédé, le 17 juin 2026, à la pose de la première pierre de la station de pompage d’eau de Nyabugete, en commune Mugere de la province de Bujumbura. Cette infrastructure, réalisée dans le cadre du Projet d’accès à l’eau potable et à l’assainissement (PAEPA – Amazi Iwacu), permettra de renforcer durablement l’approvisionnement en eau potable de la ville de Bujumbura et de ses environs.
Le Président de la République du Burundi et Président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, a procédé, le 17 juin 2026, à la pose de la première pierre de la station de pompage d’eau de Nyabugete, en commune Mugere de la province de Bujumbura. Cette infrastructure s’inscrit dans le cadre du Projet d’accès à l’eau potable et à l’assainissement (PAEPA – Amazi Iwacu), financé principalement par la Banque mondiale, et vise à améliorer durablement l’approvisionnement en eau potable dans la capitale économique et ses environs.
Une vision présidentielle soutenue par la Banque mondiale
Ndiamé Diop, Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique orientale et australe indique que le projet PAEPA traduit l’engagement renouvelé la banque mondiale à accompagner le Burundi dans l’extentension de la couverture et l’amerioration de la couverture et l’amélioratiô des services en eau de qualité. À cette occasion, le Chef de l’État a souligné que cette infrastructure matérialise les engagements pris envers la population en 2020, notamment celui de rapprocher l’eau potable des citoyens sur toutes les collines du pays.
Selon le Président Ndayishimiye, le projet s’inscrit dans la Vision Burundi 2040-2060, qui prévoit qu’à l’horizon 2040, aucun Burundais ne devra parcourir plus de quinze minutes aller-retour pour accéder à l’eau potable. Il a réaffirmé que le secteur de l’eau demeure une priorité nationale, rappelant que « l’eau, c’est la vie » et qu’un meilleur accès à l’eau potable contribue à prévenir de nombreuses maladies liées au manque d’hygiène et d’assainissement.
Dans son discour , Ndiamé Diop a indiqué que le projet PAEPA – Amazi Iwacu traduit l’engagement renouvelé de la Banque mondiale à accompagner le Burundi dans l’extension de la couverture et l’amélioration des services d’approvisionnement en eau de qualité. Il a salué les efforts du Gouvernement burundais en faveur de l’accès à l’eau potable et réaffirmé la volonté de l’institution financière de soutenir les initiatives contribuant au développement durable et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Préserver le lac Tanganyika, une ressource vitale
Le Chef de l’État a également lancé un appel à la population pour la protection de l’environnement, en particulier du lac Tanganyika, qui constitue une ressource stratégique pour l’approvisionnement en eau. Il a invité les citoyens à éviter d’y déverser des déchets et à préserver les rivières qui s’y jettent afin de garantir la pérennité de cette source d’eau.
Le Président de la République a, par ailleurs, exprimé sa gratitude envers la Banque mondiale pour son appui dans la réalisation de ce projet, qui contribue à la mise en œuvre de la vision d’un Burundi émergent en 2040 et développé en 2060.
Une infrastructure stratégique pour répondre à la demande croissante en eau
Le Directeur général de la REGIDESO, Jean Albert Manigomba, a indiqué que le projet apportera une solution durable à la pénurie d’eau potable dans la ville de Bujumbura et ses environs. Il a précisé que l’ouvrage à construire sera la deuxième plus grande infrastructure de production d’eau de la capitale et qu’il pourra produire jusqu’à 120 000 mètres cubes d’eau par jour.
Le coût total du projet est estimé à 90 millions de dollars américains. La Banque mondiale finance 80 millions de dollars, tandis que le Gouvernement du Burundi et la REGIDESO contribuent chacun à hauteur de 5 millions de dollars.
Un projet porteur d’espoir pour les populations
Le Président Ndayishimiye a salué l’ensemble des partenaires ayant contribué à la concrétisation de ce projet et a invité d’autres acteurs, notamment les investisseurs privés, à accompagner les efforts du Gouvernement dans le développement du secteur de l’eau.
À terme, le projet « PAEPA – Amazi Iwacu » devrait améliorer significativement l’accès à l’eau potable et les conditions de vie des habitants de Bujumbura et de ses environs. Au-delà de son impact sur la santé publique, cette infrastructure contribuera également au développement socio-économique du pays et à l’atteinte des objectifs de la Vision Burundi 2040-2060.