Le National Prayer Breakfast appelle à la responsabilité fiscale
Le 14 avril 2026, dans un contexte de mobilisation nationale pour le développement, la 17ᵉ édition du National Prayer Breakfast au Burundi met en lumière un principe clé : payer l’impôt n’est pas seulement un devoir civique, mais aussi une exigence spirituelle, engageant autant les citoyens que les dirigeants, comme l’a souligné Gélase Daniel Ndabirabe, président de l’Assemblée nationale lors du mot de bienvenue.
Le National Breakfast Prayer d’origine américaine, a été organisé pour la 17ᵉ fois au Burundi. Cette édition s’est tenue sous un thème centré sur la sensibilisation des burundais au paiement des impôts, considérés comme leviers essentiels du développement national.
L’impôt, une exigence spirituelle et citoyenne
Dans son enseignement biblique, Abbé Désiré Yamuremye a souligné que le paiement de l’impôt constitue une prescription divine. Toutefois, il a insisté sur le fait que les autorités ont également l’obligation morale et spirituelle de gérer ces ressources de manière responsable.
Il a ainsi appelé les dirigeants à œuvrer pour le bien-être des citoyens, afin que les contributions fiscales se traduisent concrètement en progrès socio-économique.
Le leadership comme mission divine
Au cours des échanges, animés notamment par le porte-parole du gouvernement Jérôme Niyonzima avec les interlocuteurs dont
Domitien Ndayizeye ancien président du Burundi et Emmanuel Sinzohagera ancien président du Sénat, il a été rappelé que tout dirigeant est un serviteur de Dieu.
Selon eux, un leader qui n’agit pas pour l’épanouissement du peuple ne remplit pas la mission pour laquelle il a été appelé.
Fiscalité : entre devoir citoyen et justice sociale
Les intervenants ont encouragé les citoyens à s’acquitter de leurs obligations fiscales, tout en plaidant pour une fiscalité équitable. Ils ont dénoncé certaines situations où les taxes dépassent les capacités des contribuables.
Ils ont également appelé le gouvernement à sanctionner, conformément à la loi, les personnes qui échappent à l’impôt en invoquant leur statut ou leur influence.
Par ailleurs, ils ont recommandé l’utilisation des technologies modernes, notamment la digitalisation, afin d’assurer une meilleure collecte et traçabilité des recettes fiscales. Une attention particulière devrait aussi être accordée aux entreprises qui tardent à s’acquitter de leurs obligations fiscales.
Une vision nationale tournée vers l’avenir
Dans ses orientations, le Chef de l’État, Évariste Ndayishimiye, a exhorté les Burundais à considérer le paiement des impôts comme un devoir patriotique, à accomplir volontairement.
Il a insisté sur la nécessité de développer des activités génératrices de revenus, afin de renforcer la capacité contributive des citoyens, condition essentielle pour atteindre les ambitions nationales à l’horizon 2040 et 2060.
Entre foi, responsabilité et engagement citoyen, le National Breakfast Prayer rappelle que le développement durable du Burundi repose sur un pacte moral partagé : des citoyens contribuables et des dirigeants redevables.