La Primature renforce le suivi des projets publics
Face à des retards persistants et un faible taux d’exécution des projets, la Primature du Burundi hausse le ton. Réunis lundi le 13 avril 2026 dans un atelier de haut niveau, Ministres, Secrétaires permanents et responsables de projets financés par les partenaires au développement, ont été appelés à plus de rigueur, de transparence et d’efficacité dans la mise en œuvre et le suivi des actions au service de la population.
Dans le cadre de la réforme du Budget Programme engagée depuis 2022, la Primature a organisé un atelier dédié à l’analyse de l’état d’exécution des projets publics. Selon le Premier ministre Nestor Ntahontuye, cette rencontre visait à faire le point sur les réalisations, tant au niveau financier que des résultats atteints, mais aussi sur les délais restants et les défis rencontrés.
L’évaluation a révélé plusieurs insuffisances, notamment des retards dans le traitement des dossiers, l’exécution des activités et le recrutement à certains postes clés. Plus préoccupant encore, les difficultés n’ont pas été communiquées à temps, freinant ainsi la recherche de solutions appropriées, comme le souligne Nestor Ntahontuye.
Renforcer la communication et la redevabilité
Les participants ont également examiné le niveau de mise en œuvre des recommandations issues des partenaires techniques et financiers. Il en ressort que la collaboration et le partage d’informations restent insuffisants.
Pour y remédier, le Premier ministre a donné des directives claires : chaque responsable de projet devra transmettre régulièrement des rapports fidèles aux activités réalisées, au moins toutes les deux semaines. Les Ministres de tutelle et les Secrétaires permanents sont appelés à assurer un suivi rigoureux afin d’éviter tout blocage.
Des mesures pour améliorer les performances
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’alerter rapidement en cas de difficultés, afin de permettre à la Primature et aux Ministères concernés d’intervenir efficacement. L’objectif est d’améliorer significativement le taux d’exécution des projets, jugé très faible pour les exercices 2024-2025 et antérieurs.
Au-delà des chiffres et des procédures, c’est l’impact sur la population qui est en jeu : chaque projet retardé est un service en moins pour les citoyens. La Primature entend désormais transformer les engagements en résultats concrets, pour que les promesses de développement deviennent une réalité tangible.