Aimé Pascal Nduwimana reconduit
Aimé Pascal Nduwimana a été réélu à l'unanimité le 11 avril 2026 à la tête du Ministère Africain de Compassion (MAC), lors d’une assemblée générale réunissant les principaux responsables de l’organisation.
Réunis en assemblée générale conformément aux textes régissant l’organisation, le comité exécutif et les responsables des différentes branches du MAC ont procédé à l’élection du représentant légal. Après lecture des statuts et présentation des organes dirigeants, le vote a consacré Aimé Pascal Nduwimana avec 100 % des suffrages, soit 20 voix sur 20.
S’inscrivant dans la devise « Unité dans la diversité », le représentant légal reconduit a réaffirmé son engagement à poursuivre les actions spirituelles et sociales du MAC.
Foi et travail, piliers de la vision
Dans son programme, le Représentant légal du MAC met l’accent sur la prière « en esprit et en vérité » pour le pays, l’Église et les familles, tout en insistant sur la nécessité du travail. Il encourage les fidèles à lutter contre la paresse et à s’investir dans des activités génératrices de revenus, pour contribuer au développement national.
Le MAC ambitionne également d’accompagner la vision du Burundi à l’horizon 2040-2060, en encourageant les Églises à jouer un rôle actif dans l’économie. L’objectif affiché est clair : d’ici 2030, voir émerger des pasteurs autonomes financièrement, appuyés par des coopératives, banques et fonds propres aux Églises.
Dénonciation des dérives religieuses
Aimé Pascal Nduwimana a fermement condamné certaines pratiques jugées abusives dans le milieu religieux. Il a dénoncé les pasteurs qui exigent de l’argent en échange de prières ou de bénédictions, les qualifiant de « commissionnaires ».
Il a également critiqué les prédications promettant des richesses miraculeuses ou la vente d’objets dits spirituels à des prix excessifs, appelant les croyants à rester vigilants et à privilégier une foi sincère fondée sur la vérité.
Un appui salué par les autorités
Présent à cette rencontre, Désire Nitunga, représentant du ministère en charge de l’intérieur, a salué la contribution du MAC dans le respect des lois et dans l’encadrement spirituel. Il a encouragé les membres à poursuivre leurs efforts, notamment en mobilisant la jeunesse autour des coopératives et du développement.
Entre foi, travail et discipline, le MAC trace ainsi une voie exigeante mais ambitieuse, où la spiritualité ne se dissocie plus de l’effort concret, au service d’un Burundi en pleine transformation.