L’Association burundaise de Pédiatrie (ABUPED), en collaboration avec le ministère en charge de la Santé publique, a organisé le 7ᵉ congrès annuel sous le thème : « Maladies respiratoires de l’enfant : quels défis ? Quelles avancées ? ».
Prenant la parole à cette occasion, le Secrétaire permanent au ministère en charge de la Santé publique, Dr Pierre Sinarinzi, a indiqué que ce thème interpelle la conscience collective à redoubler d’efforts afin de préserver un capital inestimable : la santé de l’enfant, une priorité au cœur du gouvernement du Burundi.
Des progrès notables, mais des indicateurs encore préoccupants
Il a souligné que les résultats enregistrés ces dernières années témoignent des efforts consentis. En effet, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, autrefois supérieur à 120 décès pour 1 000 naissances vivantes, a été significativement réduit pour se situer aujourd’hui autour de 49 décès pour 1 000 naissances vivantes.
De même, la mortalité infantile a connu une baisse notable, atteignant environ 31 décès pour 1 000 naissances vivantes.
Cependant, certains indicateurs restent préoccupants. La mortalité néonatale demeure élevée, avoisinant 23 décès pour 1 000 naissances vivantes, tandis que la mortalité maternelle reste estimée à environ 334 décès pour 100 000 naissances vivantes pour la période 2016-2017.
Des défis persistants dans la prise en charge
Le Secrétaire permanent a précisé que des avancées significatives ont été enregistrées en matière de diagnostic, de prévention et de traitement. Néanmoins, plusieurs défis persistent, notamment :
l’insuffisance de ressources humaines spécialisées,
les difficultés d’accès à des soins de qualité,
l’impact croissant des facteurs environnementaux.
Il a également réaffirmé l’engagement du gouvernement du Burundi à poursuivre les réformes nécessaires, afin d’atteindre les objectifs de développement durable.
Prévention et rôle clé des acteurs de santé
De son côté, la Présidente de l’ABUPED a expliqué que le choix de ce thème vise à sensibiliser la population à consulter rapidement les structures de soins en cas de symptômes respiratoires chez l’enfant, à promouvoir le diagnostic précoce des pathologies respiratoires et à rappeler aux prestataires de santé leur rôle essentiel dans une prise en charge rapide et efficace.
Lors des différentes présentations, il a été prouvé que la rougeole, la tuberculose et l’asthme figurent parmi les maladies respiratoires infectieuses chez l’enfant.
Les pédiatres sont ainsi appelés à jouer un rôle primordial dans la sensibilisation des parents, notamment en insistant sur l’importance de la vaccination, d’une nutrition adéquate et de l’amélioration des facteurs environnementaux, afin de contribuer à l’éradication de ce fléau.