Le ministère burundais de la Santé publique, en collaboration avec la Croix-Rouge du Burundi, la Croix-Rouge française et l’Agence française de développement (AFD), a procédé au lancement officiel de la troisième cartographie des ressources humaines en santé. Cette initiative vise à renforcer la gestion du personnel de santé grâce à des données fiables, dans un contexte marqué par la fuite des compétences.
Le vendredi 27 mars 2026 à Bujumbura, un atelier réunissant les acteurs du secteur de la santé, les représentants de l’administration ainsi que les partenaires techniques et financiers a marqué le démarrage des activités de cette troisième cartographie, mise en œuvre dans le cadre du projet « Amagara Yacu ».
Le secrétaire permanent au ministère de la Santé publique, Pierre Sinarinzi, a souligné que cette opération constitue un levier essentiel pour améliorer la connaissance et la gestion des ressources humaines en santé. Il a rappelé que deux exercices similaires ont été réalisés en 2013 et en 2017, couvrant à la fois les secteurs public et privé.
Selon lui, cette nouvelle édition vise notamment à recenser les agents de santé et à assurer un meilleur suivi de leur évolution. Elle contribuera également à renforcer une gouvernance basée sur des données fiables, indispensables à la prise de décision.
Dans le même esprit, Etienne Ndikuriyo, représentant de la Croix-Rouge du Burundi, a insisté sur l’importance de disposer de données actualisées, complètes et fiables pour une planification efficace du secteur.
Faire face à la fuite des compétences et améliorer la planification
Cette initiative intervient dans un contexte préoccupant marqué par un taux élevé de départ des agents de santé vers d’autres secteurs ou à l’étranger. Pour Pierre Sinarinzi, ce recensement représente une opportunité majeure pour mieux comprendre ces dynamiques et proposer des réponses adaptées.
De son côté, Xéni Saillard, représentant de l’Agence française de développement, a indiqué que cette troisième cartographie vient approfondir les précédents travaux en fournissant des données de référence solides. Celles-ci permettront d’orienter les politiques publiques, d’améliorer la planification et de renforcer les stratégies de développement des ressources humaines en santé.
Elle a également réaffirmé l’engagement de l’AFD à accompagner le ministère dans ce processus, afin de soutenir la collecte et l’analyse de données fiables, contribuant ainsi à l’atteinte de la couverture sanitaire au Burundi.