RRC en Afrique : Bujumbura au cœur d’une mobilisation continentale pour accélérer la résilience

26/03/2026 08:40 Publié par Nkurunziza Dieudonné



RRC en Afrique : Bujumbura au cœur d’une mobilisation continentale pour accélérer la résilience
photo du présidium

Photo : RTNB

Réunis à Bujumbura du 25 au 27 mars 2026, les experts africains de la réduction des risques de catastrophes appellent à une action collective renforcée pour traduire en résultats concrets, les engagements de la Déclaration de Windhoek et de la position commune africaine, face à l’intensification des chocs climatiques sur le continent.

La 24ᵉ session du Groupe de Travail Afrique sur la Réduction des Risques de Catastrophes (GTA-RRC) s’est ouverte dans la capitale économique du Burundi, marquant une étape décisive dans la coordination des efforts africains pour faire face aux catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et complexes. Placée sous le thème de l’accélération de la mise en œuvre des engagements continentaux, cette rencontre de haut niveau ambitionne de renforcer l’efficacité des mécanismes de prévention et de réponse aux crises.

Dans son allocution d’ouverture, l’Assistant du Ministre burundais de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, le Général de brigade de police Nibona Bonansize Célestin, a insisté sur l’urgence d’investir dans la prévention plutôt que dans la seule gestion des conséquences. Il a mis en avant les réformes engagées par le Burundi, notamment l’élaboration d’une Politique nationale de réduction des risques de catastrophes et l’opérationnalisation d’un système d’alerte précoce multirisques. « L’alerte précoce sauve des vies », a-t-il rappelé, soulignant que ces dispositifs permettent d’anticiper les menaces et de limiter les pertes humaines et matérielles.

Le représentant de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Semingar Ngaryamngaye, a pour sa part salué une mobilisation régionale croissante autour de la gestion des risques. Il a appelé à une coopération renforcée entre institutions, estimant que les bases techniques et la volonté politique existent désormais pour transformer les engagements en actions concrètes. « Les défis auxquels notre région est confrontée exigent une réponse collective, coordonnée et solidaire », a-t-il affirmé.

Cette session intervient dans un contexte marqué par une aggravation des phénomènes climatiques extrêmes en Afrique centrale, où inondations, sécheresses, glissements de terrain et vagues de chaleur deviennent structurels. Ces aléas affectent directement la sécurité alimentaire, les infrastructures et la stabilité socio-économique des États. Selon les données évoquées, plus de 90 % des catastrophes en Afrique sont d’origine hydro-météorologique, entraînant des pertes estimées entre 2 et 5 % du PIB continental chaque année.

Face à ces enjeux, les travaux de Bujumbura portent sur des axes stratégiques majeurs, notamment le financement de la réduction des risques, le développement de systèmes d’alerte précoce performants, l’approche inclusive centrée sur les communautés, ainsi que la résilience des infrastructures. Une attention particulière est également accordée à la dimension sanitaire du Cadre de Sendai 2015–2030.

Au-delà des échanges techniques, la rencontre vise à évaluer les progrès réalisés depuis la 23ᵉ session et à définir une feuille de route opérationnelle pour la période 2026–2030. Les participants devront notamment s’approprier la matrice révisée du Programme d’action africain, considérée, comme un levier essentiel pour accélérer la mise en œuvre des engagements continentaux.


Organisée conjointement par la Commission de l’Union africaine, le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes et la CEEAC, cette 24ᵉ session réunit un large éventail d’acteurs institutionnels, techniques et financiers. Elle se veut un catalyseur pour une Afrique plus résiliente, capable de protéger ses populations et de préserver ses acquis de développement.


En déclarant officiellement ouverts les travaux, les autorités burundaises ont réaffirmé leur engagement à œuvrer aux côtés des partenaires régionaux et internationaux pour bâtir une réponse durable et inclusive face aux catastrophes. Un message clair : face aux risques croissants, l’Afrique n’a d’autre choix que d’unir ses forces pour anticiper, s’adapter et agir efficacement.

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