La direction générale du Programme Eau potable et Assainissement a lancé 22 mars 2026 à Bujumbura, une conférence réunissant les principaux acteurs du secteur de l’eau potable et de l’assainissement de base. Cette rencontre, qui se tient du 22 au 27 mars, s’inscrit dans le cadre de la Semaine de l’eau, édition 2026.
Placée sous le thème : « Promouvoir l’accès durable à l’eau potable ainsi qu’à des services fiables d’hygiène et d’assainissement en vue d’atteindre les objectifs de l’Agenda
Dans son mot d’accueil, le Chef de Cabinet du Gouverneur de Bujumbura, Samson Ndayizeye a appelé à une mobilisation générale pour garantir un accès équitable à l’eau.
Il a souligné que « protéger les ressources, renforcer les infrastructures et garantir l’eau pour tous constituent une priorité pour la santé et la dignité ».
Prenant la parole lors du lancement officiel, Dr Martin Ndayizeye, Secrétaire permanent au ministère des Ressources minières, de l’Énergie, de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme, a salué la forte mobilisation des acteurs du secteur.
Il a rappelé que l’eau demeure à la fois source de vie et levier essentiel du développement durable, insistant sur la nécessité d’un engagement collectif renforcé.
Eau et genre : un enjeu majeur
Revenant sur le thème mondial de cette année, le Secrétaire permanent a mis en lumière le lien entre accès à l’eau et égalité des genres.
Selon lui, l’accès à l’eau potable constitue un levier déterminant pour l’autonomisation des femmes et des filles, souvent en première ligne dans la collecte de cette
Le Burundi affiche des objectifs clairs :
✔️ 70 % d’accès à l’eau potable
✔️ 55 % d’accès à l’assainissement
✔️ 60 % de couverture en services EHA dans les institutions
Ces ambitions s’inscrivent dans la vision nationale 2040–2060, a précisé Dr Martin Ndayizeye.
Des défis persistants
Malgré les efforts engagés, le secteur reste confronté à des défis majeurs : croissance démographique, urbanisation accélérée, effets du changement climatique et insuffisance de financements.
Le Secrétaire permanent a reconnu que le secteur de l’eau et de l’assainissement demeure sous pression.
Clôturant son intervention, Dr Martin Ndayizeye a lancé un appel pressant aux partenaires techniques et financiers.
Il les a invités à mobiliser davantage de ressources et à renforcer les actions afin de garantir un accès universel à l’eau potable.
L’accès à l’eau potable et à l’assainissement reste un défi crucial pour le Burundi, au cœur des enjeux de santé publique, de dignité humaine et de développement durable, a-t-il conclu.