Le Burundi s’est joint, ce 17 mars 2026, au reste du monde pour célébrer la Journée mondiale de la Protection civile, une journée dédiée à la sensibilisation sur la prévention des risques et la gestion des catastrophes, célébrée chaque 1er mars.
Les cérémonies officielles se sont déroulées à Sororezo, en commune Mukaza, dans la province de Bujumbura. Elles ont réuni de hauts cadres du Ministère de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, les membres de la plateforme nationale de prévention des risques, les forces de sécurité ainsi que plusieurs partenaires nationaux et internationaux.
Un appel à la vigilance face à la recrudescence des catastrophes
Dans son allocution, le ministre en charge de la sécurité publique, Léonidas Ndaruzaniye, a rappelé l’importance de cette journée instituée sous l’égide de Organisation Internationale de la Protection Civile.
Il a insisté sur le rôle crucial de la protection civile dans la sauvegarde des vies humaines, des biens et de l’environnement. Le ministre a également souligné que le contexte actuel est marqué par une recrudescence des catastrophes naturelles, notamment les inondations, les glissements de terrain et les vents violents, nécessitant une vigilance accrue et des actions renforcées.
Le gouvernement mise sur l’alerte précoce et la résilience
Le gouvernement burundais a réaffirmé son engagement à renforcer les mécanismes de prévention. Parmi les priorités figurent la mise en place d’un système d’alerte précoce multi-risques et l’élaboration d’une politique nationale de réduction des risques de catastrophes.
« L’alerte précoce sauve des vies », a martelé le ministre, appelant à une mobilisation collective pour bâtir un Burundi plus sûr et plus résilient.
Un thème axé sur l’environnement et la durabilité
De son côté, le responsable du programme de la protection civile, Roger Ndikumana, a mis en lumière le thème retenu pour cette édition : « Gérer les risques environnementaux pour un avenir résilient et durable ».
Il a évoqué les actions déjà entreprises, notamment la restauration des écosystèmes, la sensibilisation des communautés et le renforcement des capacités d’intervention face aux catastrophes.
Malgré les progrès réalisés, plusieurs défis demeurent. Parmi eux figurent le manque d’équipements adéquats, l’insuffisance des ressources humaines qualifiées, ainsi que la nécessité d’opérationnaliser certaines structures clés, notamment le centre national des opérations d’urgence.
Un appel à la responsabilité collective
La célébration s’est clôturée sur un appel à la responsabilité de tous. Les autorités ont invité chaque citoyen à adopter des comportements préventifs afin de contribuer activement à la sécurité et à la résilience des communautés.
Cette journée aura ainsi permis de rappeler que la gestion des risques n’est pas seulement une affaire des autorités, mais une responsabilité partagée par toute la population.