Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale dédiée à la femme, la section féminine de la Fédération burundaise de Karaté (FEBUKA) a organisé, le dimanche 15 mars 2026, une activité commémorative visant à promouvoir la participation des femmes dans cette discipline sportive.
Ornella Bukeyeneza, présidente de la commission Femme et Karaté, s’est réjouie du fait que les femmes et les jeunes filles disposent désormais d’opportunités de pratiquer activement au karaté et de suivre des entraînements au même titre que les hommes.
Elle a précisé que, bien que cette journée ait été officiellement célébrée au Burundi le 9 mars 2026, la Fédération a choisi de la commémorer le 15 mars afin de rappeler que le karaté est un sport ouvert à tous, et non une discipline réservée uniquement aux hommes.
Les femmes sont capables de représenter le pays
Ornella Bukeyeneza a souligné que la femme est capable et déterminée. Elle a rappelé qu’aujourd’hui, certaines femmes représentent déjà le Burundi à l’étranger dans cette discipline.
Elle a ainsi invité toutes les femmes à s’intéresser au karaté. Selon elle, au-delà du renforcement physique, cette pratique contribue également au développement personnel ainsi qu’au rayonnement du pays.
Les valeurs fondamentales du karaté
De son côté, Nkurunziza Christophe, vice-secrétaire général de l’IFAK, a expliqué les valeurs qui caractérisent un karatéka. Il s’agit notamment de savoir endurer les difficultés et les surmonter, de comprendre que la vie est faite d’épreuves et d’avoir une vision tournée vers l’avenir.
Il a également insisté sur l’importance de maîtriser les nouvelles technologies et d’apprendre des langues étrangères afin de pouvoir rivaliser avec le reste du monde dans différents domaines. Il a par ailleurs appelé les pratiquants à faire preuve d’humilité, à « parler peu et agir beaucoup », tout en apprenant à connaître leurs qualités et leurs défauts afin de mieux progresser.
Selon lui, toute personne qui applique ces principes réussit non seulement dans le sport, mais également dans la vie.
Le karaté féminin en pleine progression
Quant à Sylvain Nzikoruriho, président de la FEBUKA, il a indiqué que la pratique du karaté chez les femmes est en pleine progression au Burundi. Il a précisé que ce sport est aujourd’hui pratiqué par des femmes de tout âge.
Il a appelé toutes les femmes, qu’elles soient jeunes filles, femmes mariées ou professionnelles dans différents secteurs, à s’intéresser davantage à cette discipline.
Un sport qui ne change pas la féminité
Selon Sylvain Nzikoruriho, le karaté est un sport pratiqué par des personnes disciplinées. Il ne change pas la féminité, mais il la redéfinit en brisant les stéréotypes, contrairement à certaines pensées, affirme Sylvain Nzikoruriho.
Il a également souligné que de nombreuses femmes évoluant dans les clubs de karaté sont éduquées et dynamiques.
Le président de la FEBUKA a ajouté que le karaté renforce la confiance en soi et permet à chacun de se sentir capable d’affronter les difficultés de la vie. Il constitue également un moyen efficace d’autodéfense face aux personnes mal intentionnées.
Il a rappelé que le karaté est aussi un sport de compétition à l’échelle internationale. Des femmes participent à des compétitions à l’étranger et remportent des médailles, ce qui constitue une grande fierté pour le pays.
Selon lui, lorsqu’il est bien pratiqué, le karaté peut contribuer à l’épanouissement personnel et même permettre à certains pratiquants d’améliorer leurs conditions de vie.
Briser les préjugés
Sylvain Nzikoruriho a également encouragé les femmes à ne pas prêter attention aux préjugés selon lesquels les filles qui pratiquent le karaté auraient des difficultés à trouver un mari, deviendraient violentes envers les hommes ou perdraient leur féminité.
Il a insisté sur le fait que le karaté est avant tout un sport qui permet de maintenir une bonne condition physique.
Il a enfin rappelé que le véritable karatéka doit se distinguer par de bonnes valeurs et une bonne conduite, éviter l’ivresse, être serviable et accomplir avec efficacité les missions qui lui sont confiées.
Un championnat régional prévu à Bujumbura
Par ailleurs, Sylvain Nzikoruriho a annoncé qu’au mois de juillet prochain, le Burundi accueillera le Championnat de la région Centre, une compétition qui regroupera neuf pays.
Il a invité toute personne souhaitant soutenir l’organisation de cet événement à apporter sa contribution, précisant que des moyens importants sont encore nécessaires pour permettre au pays d’organiser avec succès cette compétition et d’y réaliser de bonnes performances.