Réforme scolaire au Burundi : des internats dès la 7ᵉ année à partir de 2026-2027

14/03/2026 19:42 Publié par Hatungimana Eric



Réforme scolaire au Burundi : des internats dès la 7ᵉ année à partir de 2026-2027
Rencontre du Ministre de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique avec les directeurs d’écoles dans les communes de Karusi et Shombo

Photo : Eric Hatungimana

À partir de l’année scolaire 2026-2027, le système éducatif burundais connaîtra une nouvelle évolution importante pour renforcer l’encadrement des élèves. Des écoles à régime d’internat seront désormais ouvertes dès la 7ᵉ année fondamentale. L’annonce a été faite par le Ministre de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique, François Havyarimana, lors de sa tournée de travail dans les communes de Shombo et Karusi, dans la province éducative de Gitega.

Selon le Ministre François Havyarimana, les élèves intégreront les internats et  seront sélectionnés parmi ceux ayant passé le test national de 6ᵉ année.

Après l’orientation des meilleurs vers les écoles d’excellence, d’autres élèves ayant obtenu de bons résultats seront admis dans les internats, où ils bénéficieront d’un encadrement complet. L’État prendra en charge leur hébergement et leur alimentation afin de leur offrir de meilleures conditions d’apprentissage.

Le ministre a également indiqué que l’extension progressive des internats est déjà en cours. Ainsi, environ 5 000 élèves supplémentaires ont été admis dans les internats durant l’année scolaire 2024-2025, et un nombre similaire a été accueilli en 2025-2026.

Améliorer les résultats scolaires et la cohésion sociale

Pour le Ministre François Havyarimana, le système d’internat offre plusieurs avantages pédagogiques et sociaux.

Il permet notamment aux élèves de disposer de plus de temps pour étudier, d’être mieux encadrés et de bénéficier d’un environnement favorable à l’apprentissage.

Les internats contribuent également à renforcer la cohésion sociale et culturelle, puisqu’ils rassemblent des élèves venant de différentes provinces du pays.

Dans le cadre des réflexions en cours sur l’amélioration du système éducatif, le ministre a aussi indiqué que des experts travaillent actuellement sur la possibilité de réintroduire la 10ᵉ année dans le cursus scolaire.

Une nouvelle organisation de la gestion de l’éducation

Au cours de cette tournée, le Ministre François Havyarimana a également expliqué la nouvelle organisation administrative du secteur de l’éducation au niveau communal.

Il a appelé les autorités locales à collaborer étroitement avec les responsables de l’éducation afin de renforcer la gestion des établissements scolaires. Selon lui, les activités éducatives se déroulent dans des entités administratives qui disposent déjà d’autorités locales.

Dans cette logique, les administrateurs communaux sont désormais associés à la gestion du secteur éducatif et peuvent, dans certains cas, participer au processus de nomination des directeurs d’écoles.

Le ministre a précisé que cette collaboration est encadrée par une ordonnance conjointe des ministères chargés de l’Éducation et de l’Intérieur, qui définit les responsabilités de chaque acteur conformément aux articles 38 et 39.

Respect des règles et des délais dans le système éducatif

Dans ses recommandations, le Ministre François Havyarimana a insisté sur la nécessité de respecter les lois et les délais fixés dans les différentes activités du secteur éducatif.

Il a notamment rappelé que lorsqu’un résultat d’examen ou une décision administrative est publié, toutes les parties concernées doivent s’y conformer. Les recours ou réclamations introduits après l’expiration du délai prévu seront considérés comme irrecevables.

Selon lui, une éducation de qualité ne repose pas uniquement sur l’apprentissage des matières scolaires, mais également sur le respect des règles, du temps et des échéances, éléments essentiels pour instaurer une véritable culture de discipline.

Objectif : zéro élève mal assis en classe

En marge de cette tournée, le ministre a visité l’atelier de fabrication de bancs pupitres dans la province de .

Dans cet atelier, des bancs scolaires sont actuellement en cours de fabrication grâce à un budget de l’État destiné à équiper toutes les communes du pays.

Cette initiative s’inscrit dans l’objectif fixé par le gouvernement : parvenir à « zéro enfant mal assis en classe » d’ici l’année scolaire 2026-2027, afin d’améliorer les conditions d’apprentissage dans les établissements scolaires.

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