Le Premier Ministre du Burundi, Nestor Ntahontuye, a affirmé avec clarté et ambition la vision du gouvernement burundais lors de la retraite stratégique de quatre jours du groupe de la Banque mondiale (AECC2 CMU), organisée à Rumonge le jeudi 02 octobre 2025. Réunissant des représentants de quatre pays d’Afrique de l’Est et Centrale tels que la République Démocratique du Congo, l’Angola, São Tomé-et-Principe et le Burundi. Cette rencontre de haut niveau marque un tournant important pour le pays.
Dans son discours inaugural, Nestor Ntahontuye a dressé un état des lieux, exposant à la fois les défis structurels auxquels le Burundi fait face, et les opportunités qu’il peut saisir pour amorcer un développement durable et inclusif. Il a souligné le rôle déterminant du partenariat historique avec la Banque mondiale, catalyseur de nombreux progrès accomplis ces dernières années dans divers secteurs clés.
Une vision claire : vers un Burundi émergent à l'horizon 2040
Le chef du gouvernement a réaffirmé l’ambition nationale : faire du Burundi un pays émergent à l’horizon 2040, puis développé en 2060. Cette trajectoire repose sur une vision claire : bâtir une nation prospère, moderne, inclusive et résiliente. Pour concrétiser cette transformation, Ntahontuye a plaidé pour une mobilisation conjointe des ressources nationales et des partenariats internationaux stratégiques, soulignant la complémentarité entre efforts internes et soutien extérieur.
Des projets concrets pour un avenir durable
Parmi les initiatives phares présentées figurent :
- L’autonomisation des jeunes et des femmes, via la mise en œuvre de programmes de soutien ciblés et de mécanismes de financement innovants (banques de jeunes et de femmes).
- La création du Centre professionnel national de Rusi, un levier pour la formation technique et professionnelle.
- Le développement des infrastructures stratégiques, notamment dans les domaines du transport ferroviaire, de la numérisation, de l’énergie et du tourisme.
Ces projets s’inscrivent dans une dynamique de transformation structurelle, visant à créer les bases d’un développement soutenu, fondé sur la compétence, l’innovation et la connectivité.
Le Directeur pays de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Est, Albert G. Zeufack, a salué l’engagement du gouvernement burundais et a rappelé l’importance d’accélérer la mise en œuvre des projets dans des secteurs à fort potentiel, tels que l’exploitation minière, le numérique, l’électricité et le tourisme. Il a également mis l’accent sur l’impératif d'efficacité et de résultats tangibles.
De son côté, Jean Pascal N. Nganou, coordonnateur des programmes pour la Croissance équitable et les institutions, a insisté sur la nécessité pour le Burundi de capitaliser sur les nombreuses opportunités qui s’offrent à lui, en particulier en matière d’infrastructures de transport et de facilitation logistique, condition essentielle pour améliorer l’environnement des affaires et l’intégration régionale.
Une retraite stratégique pour dessiner les contours de l’avenir
Cette retraite de quatre jours constitue une plateforme de dialogue stratégique entre les partenaires techniques et financiers. Elle vise à identifier les défis majeurs, à mettre en lumière le potentiel inexploité du Burundi, et à formuler des solutions innovantes pour impulser le développement dans les secteurs prioritaires.
Sous l’impulsion de Nestor Ntahontuye, le Burundi semble engagé dans une nouvelle ère de gouvernance proactive et de vision. En s’appuyant sur une coopération renforcée avec la Banque mondiale et en misant sur l’innovation, l’inclusion et la résilience, le pays se positionne résolument sur la voie d’un développement durable et transformateur.