Burundi–Chine : la culture comme moteur d’amitié et de développement

02/03/2026 11:25 Publié par Ndayishimiye Emmanuel



Burundi–Chine : la culture comme moteur d’amitié et de développement
Echange des cultures

Photo : Ndayishimiye Emmanuel

Le samedi 28 février 2026, l’Université du Burundi à Bujumbura a célébré le Nouvel An chinois dans une ambiance festive et interculturelle. Plus qu’une simple fête, l’événement s’est imposé comme un symbole fort du rapprochement culturel entre le Burundi et la Chine, dans un contexte où l’année 2026 est dédiée au renforcement des échanges culturels entre la Chine et les pays africains.

Organisée en collaboration avec l’Institut Confucius au Burundi, la cérémonie a rassemblé étudiants, enseignants et invités autour de démonstrations culturelles chinoises et burundaises.

Selon Sindayikengera Séverin, Directeur national de l’Institut Confucius au Burundi, cette célébration vise à consolider les liens d’amitié entre les deux nations. Il a souligné que la coopération culturelle constitue un pilier essentiel des relations sino-burundaises, particulièrement en 2026, année placée sous le signe des échanges culturels sino-africains.

Danses traditionnelles, présentations artistiques et moments de partage ont rythmé la journée, illustrant un dialogue interculturel vivant et constructif.

La langue chinoise, une passerelle vers l’emploi

Au-delà de l’aspect festif, l’apprentissage de la langue chinoise s’affirme comme un levier d’opportunités professionnelles. Séverin Sindayikengera a rappelé que de nombreux apprenants formés à l’Institut Confucius ont déjà intégré des entreprises chinoises opérant au Burundi.

L’Institut accueille un public varié : élèves du primaire et du secondaire, étudiants universitaires et citoyens désireux d’élargir leurs compétences linguistiques. Après formation et évaluation, les apprenants obtiennent un certificat reconnu par les autorités chinoises, un atout considérable sur le marché de l’emploi.

Cette dynamique témoigne de l’importance croissante du bilinguisme et de l’ouverture culturelle dans un monde de plus en plus interconnecté.

Valoriser sa culture pour construire le développement

De son côté, Ferdinand Mberamihigo, enseignant et responsable du Département des langues et sciences humaines à l’Université du Burundi, a mis l’accent sur la nécessité de connaître d’autres cultures pour mieux comprendre la sienne. Selon lui, découvrir une culture étrangère revient à se regarder dans un miroir : cela permet de renforcer son identité.

Il a salué les efforts des enseignants chinois ayant parcouru des milliers de kilomètres pour transmettre leur patrimoine culturel au Burundi, estimant que cette démarche reflète une volonté sincère de partage.

Tout en encourageant l’ouverture, il a invité les Burundais à valoriser davantage leurs propres traditions. Il a notamment cité les Tambours du Burundi, inscrits au patrimoine culturel immatériel reconnu à l’échelle internationale, comme illustration de la richesse culturelle nationale.

Pour lui, le développement d’un pays ne repose pas uniquement sur ses ressources naturelles, mais sur un état d’esprit fondé sur le travail, la responsabilité, la solidarité et le patriotisme. Les valeurs culturelles constituent ainsi le socle d’un progrès durable.

A travers cette célébration, le Burundi et la Chine réaffirment que la culture n’est pas seulement un vecteur d’identité, mais aussi un puissant instrument de coopération et de développement partagé.

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