𝘼𝙡𝙤𝙧𝙨 𝙦𝙪𝙚 𝙡𝙖 𝙘𝙖𝙢𝙥𝙖𝙜𝙣𝙚 𝙖𝙜𝙧𝙞𝙘𝙤𝙡𝙚 𝙨'𝙖𝙥𝙥𝙧𝙚̂𝙩𝙚 𝙖̀ 𝙙𝙚́𝙢𝙖𝙧𝙧𝙚𝙧 𝙖𝙪 𝘽𝙪𝙧𝙪𝙣𝙙𝙞, 𝙡𝙚𝙨 𝙥𝙧𝙚́𝙫𝙞𝙨𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙢𝙚́𝙩𝙚́𝙤𝙧𝙤𝙡𝙤𝙜𝙞𝙦𝙪𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙡’𝙄𝙂𝙀𝘽𝙐 𝙖𝙣𝙣𝙤𝙣𝙘𝙚𝙣𝙩 𝙪𝙣 𝙙𝙚́𝙗𝙪𝙩 𝙙𝙚 𝙨𝙖𝙞𝙨𝙤𝙣 𝙢𝙖𝙧𝙦𝙪𝙚́ 𝙥𝙖𝙧 𝙙𝙚 𝙛𝙤𝙧𝙩𝙚𝙨 𝙙𝙞𝙨𝙥𝙖𝙧𝙞𝙩𝙚́𝙨 𝙧𝙚́𝙜𝙞𝙤𝙣𝙖𝙡𝙚𝙨. 𝙇𝙚 𝙥𝙝𝙚́𝙣𝙤𝙢𝙚̀𝙣𝙚 𝙇𝙖 𝙉𝙞𝙣̃𝙖 𝙥𝙤𝙪𝙧𝙧𝙖𝙞𝙩 𝙚𝙣 𝙥𝙡𝙪𝙨 𝙘𝙤𝙢𝙥𝙧𝙤𝙢𝙚𝙩𝙩𝙧𝙚 𝙡𝙖 𝙧𝙚́𝙜𝙪𝙡𝙖𝙧𝙞𝙩𝙚́ 𝙙𝙚𝙨 𝙥𝙡𝙪𝙞𝙚𝙨 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙥𝙡𝙪𝙨𝙞𝙚𝙪𝙧𝙨 𝙥𝙧𝙤𝙫𝙞𝙣𝙘𝙚𝙨 𝙘𝙡𝙚́𝙨.
L’IGEBU (institut géographique du Burundi) a organisé à Gitega, le mardi 16 septembre 2025, une réunion de présentation de la note sur les prévisions météorologiques pour la période de septembre à décembre 2025 (Agatasi).
La pluie comptant pour la saison culturale A est attendue dans la 2è et 3è décade de septembre pour certaines régions, tandis que dans d’autres, le début effectif est attendu dans la 1ère et 2è décade du mois d’octobre, une période cruciale correspondant à la saison culturale A.
Se référant sur les présentations, le directeur général de l'IGEBU, Augustin Ngenzirabona, a livré un aperçu des tendances attendues pour les prochaines semaines en matière de précipitations, tout en alertant sur une tendance générale à la baisse des pluies dans plusieurs régions du pays.
Selon Ngenzirabona Augustin, le démarrage effectif des pluies variera selon les zones agroécologiques. Dans les régions de l’Imbo, Mirwa, Mugamba, Bututsi, Buyenzi et une partie du Kirimiro, les premières pluies de la saison culturale A sont attendues entre la 2ᵉ et la 3ᵉ décade du mois de septembre.
En revanche, pour d'autres régions comme Bugesera, l’est du Kirimiro, Kumoso, Buragane, Buyogoma et Bweru, le début des précipitations est plutôt prévu entre la 1ʳᵉ et la 2ᵉ décade du mois d’octobre. Ce décalage pourrait avoir un impact sur la planification agricole dans ces zones, a indiqué le DG de l'IGEBU.
𝙇𝙖 𝙉𝙞𝙣̃𝙖,𝙪𝙣 𝙛𝙖𝙘𝙩𝙚𝙪𝙧 𝙙𝙚 𝙙𝙚́𝙛𝙞𝙘𝙞𝙩 𝙥𝙡𝙪𝙫𝙞𝙤𝙢𝙚́𝙩𝙧𝙞𝙦𝙪𝙚
L’IGEBU a également mis en garde contre une tendance déficitaire des pluies dans plusieurs régions du pays, en raison du phénomène climatique La Niña observé dans l’océan Indien. Ce phénomène devrait affecter notamment les régions de Bweru, Moso, Buyogoma, Kirimiro et Buragane, où les agriculteurs pourraient faire face à une saison plus sèche que la normale.
M. Ngenzirabona a précisé que sur le reste du territoire national, les précipitations devraient rester proches de la normale climatologique. Il a rappelé que cette "normale" est calculée à partir d’une moyenne des précipitations observées sur une période de 30 ans, ce qui permet d’établir des repères fiables pour l’analyse météorologique.
Cette séance de présentation a rassemblé un large éventail d’acteurs impliqués dans la gestion des risques climatiques et le développement rural, entre autres des responsables de la protection civile, des représentants des agences du système des Nations unies au Burundi, des administrateurs provinciaux et communaux, ainsi que des experts en environnement, agriculture, élevage, finance et assurance agricole.