Sous les auspices du Premier Ministre Nestor Ntahontuye, l’Agence de Développement du Burundi (ADB) a organisé, lundi 26 janvier 2026, un atelier de sensibilisation des parties prenantes sur les préparatifs de l'évaluation du climat des affaires au Burundi à l'aide du rapport « Business Ready » (B-Ready). Cette nouvelle méthodologie de la Banque Mondiale doit servir à évaluer le climat des affaires dans le pays, marquant ainsi une étape clé dans la volonté gouvernementale de promouvoir les réformes économiques et d’attirer les investissements.
L’événement qui a réuni diverses parties prenantes du secteur public et privé, avait pour objectif de présenter les contours et les enjeux de cet outil qui succède au fameux « Doing Business ».
Une approche plus holistique et orientée vers les résultats
Dans son allocution, le Directeur Général de l’ADB, Révérien Nizigiyimana, a rappelé que l’amélioration du climat des affaires est une condition essentielle à la croissance, à l’attraction des investissements, à la compétitivité des entreprises et à la création d’emplois durables. Il a souligné que l’introduction du B-Ready s’inscrit dans cette logique, en proposant une approche plus holistique, plus inclusive et davantage orientée vers l’impact réel des politiques publiques sur les entreprises.
Contrairement aux approches antérieures, a-t-il expliqué, «Business Ready évalue la qualité des cadres réglementaires, l’effectivité de leur mise en œuvre, la qualité des services publics offerts aux entreprises ainsi que l’expérience vécue des opérateurs économiques tout au long du cycle de l’entreprise ». Selon le DG de l'ADB, cet outil permettra d’identifier objectivement les forces et les faiblesses de l’environnement burundais des affaires, de hiérarchiser les réformes et de renforcer la crédibilité du pays auprès des investisseurs.
Une priorité gouvernementale affirmée
Le Premier Ministre Nestor Ntahontuye a, pour sa part, réaffirmé que l’amélioration du climat des affaires demeure une priorité majeure pour le Gouvernement, conformément à la vision du Président de la République, Évariste Ndayishimiye, qui a placé le secteur privé au cœur de la croissance économique et de la transformation structurelle.
« La vision 2040 et 2060 exige des réformes profondes, cohérentes et soutenues notamment dans le domaine du climat des affaires, de la gouvernance économique et de la compétitivité du secteur privé », a déclaré le Chef du Gouvernement.
Il a ajouté que l’évaluation de l'économie du pays à l’aide de cet outil moderne, crédible et adapté aux réalités actuelles constitue une étape essentielle, tout en réitérant l’engagement ferme du Gouvernement burundais à poursuivre les réformes structurelles nécessaires pour faire du Burundi une destination attractive, compétitive et propice aux investissements durables.
Des attentes élevées chez les participants
Les participants à l’atelier ont accueilli favorablement l’arrivée de ce nouvel outil. Ils ont exprimé leur confiance dans sa capacité à fournir une analyse plus complète et plus représentative de la réalité du terrain que son prédécesseur. Le B-Ready couvrira en effet des thématiques élargies incluant la création d'entreprises, le lieu d'implantation, les services d'utilité publique, l'emploi, les services financiers, le commerce international, la fiscalité, le règlement des litiges, la concurrence du marché et l'insolvabilité d'entreprises.
Cet atelier s’est tenu avec l’appui de la Banque Mondiale, à travers le projet pour l’emploi et la transformation économique « PRETE-NYUNGANIRA ».