Le Commissaire général de l’Office Burundais des Recettes (OBR) Emmanuel Mbonihankuye, a effectué une visite surprise ce 15 septembre 2025 dans plusieurs quartiers de la ville de Bujumbura, afin de vérifier l'utilisation des machines à facturation électronique par les commerçants.
𝙄𝙣𝙛𝙧𝙖𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙩𝙖𝙩𝙚́𝙚𝙨 : 𝙛𝙖𝙪𝙨𝙨𝙚𝙨 𝙙𝙚́𝙘𝙡𝙖𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙚𝙩 𝙖𝙗𝙨𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙙𝙚 𝙢𝙖𝙘𝙝𝙞𝙣𝙚
Selon M. Mbonihankuye, plusieurs irrégularités ont été relevées lors de ce contrôle. Certains commerçants n'utilisent pas du tout la machine, d'autres l'utilisent de manière incorrecte en y inscrivant des prix ou des produits erronés.
Un exemple marquant a été cité : un commerçant vendant du ciment de marque Dangote à 62 000 FBu, mais le facturant électroniquement à 43 000 FBu. D'autres ne possèdent même pas cette machine, pourtant obligatoire selon la loi fiscale en vigueur.
𝙁𝙚𝙧𝙢𝙚𝙩𝙪𝙧𝙚 𝙞𝙢𝙢𝙚́𝙙𝙞𝙖𝙩𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙢𝙖𝙜𝙖𝙨𝙞𝙣𝙨 𝙚𝙣 𝙞𝙣𝙛𝙧𝙖𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣
Face à ces violations, l’OBR a ordonné la fermeture immédiate des magasins concernés. Ceux-ci ne pourront rouvrir qu’après régularisation de leur situation et conformité aux exigences légales en matière de facturation électronique.
𝘿𝙚𝙨 𝙨𝙖𝙣𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙡𝙤𝙪𝙧𝙙𝙚𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙚𝙧𝙘̧𝙖𝙣𝙩𝙨 𝙚𝙩 𝙘𝙡𝙞𝙚𝙣𝙩𝙨
Le Commissaire général a rappelé que la loi est claire et s'applique à tous :
Un client pris avec des produits non facturés devra payer une amende équivalente à 20 % de la valeur de l’achat.
Le commerçant, quant à lui, encourra une amende de 100 % du montant non déclaré.
Il a exhorté tous les commerçants à régulariser leur situation dans les plus brefs délais, et les clients à exiger une facture électronique pour chaque achat.
240 𝙣𝙤𝙪𝙫𝙚𝙖𝙪𝙭 𝙖𝙜𝙚𝙣𝙩𝙨 𝙧𝙚𝙘𝙧𝙪𝙩𝙚́𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙧𝙚𝙣𝙛𝙤𝙧𝙘𝙚𝙧 𝙡𝙚 𝙨𝙪𝙞𝙫𝙞
Dans le but de mieux surveiller et encadrer l’usage de ces machines, 240 nouveaux agents ont récemment été recrutés par l’OBR. Une campagne nationale de vérification et de sensibilisation est en cours et va se poursuivre dans tout le pays, a-t-il précisé.
𝙐𝙣 𝙘𝙤𝙪̂𝙩 𝙖𝙢𝙤𝙧𝙩𝙞𝙨𝙨𝙖𝙗𝙡𝙚, 𝙨𝙚𝙡𝙤𝙣 𝙡'𝙊𝘽𝙍
Le directeur a également rappelé que la machine à facturation électronique coûte 1 500 000 FBu, mais que les commerçants peuvent l’acquérir en plusieurs tranches s’ils en font la demande auprès de l’OBR. L’objectif est de faciliter l’adhésion de tous à cette réforme fiscale importante pour la transparence et l’élargissement de l’assiette fiscale.