Il s’est tenu le 14 janvier 2026 la cérémonie officielle de dédicace de l’ouvrage intitulée « Une Nation en marche : 60 ans de pièges déjoués, Ndayishimiye et le nouveau chapitre du Burundi » à Bujumbura.
Cette cérémonie de haut niveau a été honorée par la présence du Président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, accompagné de son épouse Angéline Ndayishimiye. Étaient également présents le Vice-Président de la République Prosper Bazombanza, le Premier Ministre Nestor Ntahontuye, l’ancien Président de la République Sylvestre Ntibantunganya, lles membres du corps diplomatiques ainsi que plusieurs autres hautes autorités politiques et administratives du pays.
Un ouvrage collectif porté par des intellectuels burundais
L’auteur principal de cet ouvrage est Benjamin Ndagijimana, en collaboration avec Janvière Ndirahisha, Désiré Manirakiza, Gabriel Rufyiri, Alain Ndikumana et Pacifique Manirakiza.
Présentant le livre, l’auteur principal Benjamin Ndagijimana a indiqué que cet ouvrage propose une réflexion profonde et engagée sur les défis structurels, les blocages persistants et les opportunités majeures de transformation qui s’offrent aujourd’hui à la nation burundaise.
Gouvernance, lutte contre la corruption et réforme des mentalités
Porté par l’élan réformateur et la vision ambitieuse du Président Évariste Ndayishimiye, le livre met en lumière plusieurs dynamiques à l’œuvre dans le pays, notamment la réforme de la gouvernance, la lutte contre la corruption, la transformation du système éducatif, la mobilisation des intelligences locales ainsi que l’appel à une révolution des mentalités.
Un acte d’amour et un appel à la responsabilité collective
Selon l’auteur, cet ouvrage se veut un acte d’amour pour le Burundi, une contribution au débat national ainsi qu’un appel à la responsabilité individuelle et collective. Ce livre interpelle aussi bien les citoyens ordinaires que les dirigeants, les jeunes comme les aînés, la diaspora que ceux qui vivent au pays, a-t-il ajouté.
Une invitation au dialogue intergénérationnel
Benjamin Ndagijimana a également souligné que ce livre n’est pas un manuel de solutions toutes faites, mais plutôt une invitation à la réflexion collective, une proposition de dialogue entre générations, entre institutions et citoyens, ainsi qu’entre le passé et l’avenir.
Une contribution à la Vision Burundi émergent 2040 et développé 2060
Dans leurs interventions, les co-auteurs présents sont revenus sur l’importance des différents volets et documents contenus dans l’ouvrage, qui contribueront, selon eux, à la réalisation de la Vision du Burundi émergent en 2040 et développé en 2060.
Sylvestre Ntibantunganya salue le courage d’écrire
Prenant la parole, l’ancien Président de la République Sylvestre Ntibantunganya a salué le courage de ceux qui prennent la responsabilité d’écrire, rappelant que « les paroles s’envolent, mais les écrits restent ». Il a appelé au renforcement du patriotisme, à la lutte contre la corruption et à une réforme profonde du système éducatif pour atteindre la Vision nationale de développement.
Le Chef de l’État appelle à la culture de la lecture
De son côté, le Président de la République Évariste Ndayishimiye a indiqué que cet ouvrage l’a particulièrement intéressé par la pertinence des thématiques abordées. Il a souligné que cette cérémonie constitue une occasion de s’encourager à cultiver l’esprit de lecture, déplorant le fait que certains intellectuels burundais manquent de volonté de lire.
Le manque de patriotisme, un frein au développement
Le Chef de l’État a fait savoir que, compte tenu de ses fonctions antérieures, il connaît bien les préoccupations des citoyens en matière de développement communautaire. Selon lui, l’un des principaux obstacles au développement du Burundi demeure le manque de patriotisme.
Une mise en garde contre l’accaparement des biens de l’État
Le Président Ndayishimiye a appelé à un changement profond des mentalités et à une meilleure compréhension de la notion d’État. Il a précisé que la mauvaise interprétation de ce concept conduit certains responsables à exercer leurs fonctions pour des intérêts personnels plutôt que pour le bien des citoyens.
« Occuper une fonction étatique n’est pas une occasion d’accaparer les richesses de l’État », a-t-il insisté.
Le travail, socle du développement durable
Enfin, il a exhorté les Burundais à adopter une vision commune du développement et à travailler dans un climat serein, rappelant que le travail demeure le principal facteur du développement durable.