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La culture burundaise et la méconnaissance, défis majeurs dans l’application effective des lois régissant l’égalité des genres

Société
: publié Mercredi, le 17/05/2017 par HAKIZIMANA Mireille

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Le Burundi a déjà fait des avancées dans l’élaboration des lois régissant l’égalité des genres, sauf que la culture n’est pas ouverte pour la mise en application de cette dernière.

Ce sont les propos de Spès Caritas BARANKIRIZA, directrice au ministère des droits de l’homme; chargée de l’égalité sociale. Elle indique qu’il y a encore à faire pour que ces lois puissent être mises en application. C’était lors d’un atelier organisé mercredi 17 mars 2017, par le Programme des Nations Unies pour le Développement(PNUD) sur l'égalité du genre au Burundi.

Pour le volet femmes, elle fait savoir qu’il y a un terrain préparé. Il y a des outils qui vont servir de base d’échanges, de base d’avancées, notamment ces lois qui naissent. Elle parle principalement de la loi qui a été promulguée récemment, la loi sur la prévention , la protection des victimes des violences basées sur le genre et sur la répression . La femme est une citoyenne comme tant d’autres et doit être considérée, indique Spès Caritas BARANKIRIZA.

Elle précise que cette politique nationale genre joue le rôle d’être un rassembleur de toutes les initiatives et toutes les interventions qui vont dans le sens de l’égalité des genres. La connaissance de la loi implique des descentes sur terrain,explique-t-elle, des rencontres, des échanges. Elle ajoute que c’est déjà programmé, un minimum de 1000 personnes seront sensibilisées et informées sur l’existence de cette nouvelle loi et d’autres textes qui existaient avant.

Scholastique NTIRAMPEBA de l’ONU femmes indique également que le cadre légal sur le genre est progressiste.Toutefois, elle fait remarquer que la persistance de la culture reste un grand défi à l’épanouissement du genre.
On a les conventions internationales, ajoute-t-elle, mais le principal défi c’est que les gens ne connaissent pas la loi. Parce que ça exige des ressources tant humaines que financières, la disponibilité des bénéficiaires, liée aux différents aspects comme la culture, poursuit-t-elle.

A part la méconnaissance, dit Scholastique NTIRAMPEBA, il y a aussi le fait que même tous les secteurs ne sont pas entièrement légiférés. Elle souligne que le fait que la mise en œuvre n’est pas toujours effective constitue également un défi non moins important. Ce dernier a plusieurs causes dont des résistances liées à la tradition et à la coutume. Nous sommes dans une société patriarcale, note-t-elle,on y va lentement.

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